Thomas_Paul_et_Jacques

Pourquoi avoir pris la décision d’accueillir un étudiant d’échange dans votre quotidien?
Par le plus grand des hasards, nous nous sommes retrouvés, il y a plus de dix ans, prendre pour une semaine le relais d’une « welcome family » ; les circonstances ont fait que quelques mois plus tard, le même étudiant est venu terminer son séjour chez nous ; ce fut notre premier contact avec l’AFS.
Par la suite, nous avons accueilli plusieurs étudiants d’échange. Comme avec le dernier, arrivé en août 2014 pour une année, les choses se sont très bien passées, nous avons décidé de recommencer en août 2015 et c’est ainsi que nous avons accueilli Thomas.

Comment s’est passée l’arrivée de votre fils d’accueil et les premières semaines?
A l’arrivée de Thomas, nous nous sommes demandé comment un athlète de si grande taille pouvait avoir un si petit appétit. Après quelques jours et passés le choc initial et le décalage horaire, nous avons été entièrement rassurés. Thomas s’est très vite intégré, a appris à s’imposer face à un molosse de plus de 50 kilos, et nos relations se sont bâties sur une confiance qui ne s’est jamais démentie.

Que vous apporte sa présence au quotidien?
L’échange doit permettre tant à l’étudiant qu’à la famille d’accueil de créer de nouveaux liens. C’est dans cet esprit que Thomas est arrivé en Suisse et qu’il s’est immédiatement intégré. Outre sa présence, il nous offre sa gentillesse, sa bonne humeur et son optimisme…américain.

Pourriez-vous nommer quelques situations difficiles et quelques situations enrichissantes de votre vie commune?
Thomas ayant une forte personnalité, des mises au point sont parfois nécessaires mais elles se font dans le respect mutuel et l’on ne saurait parler de situations difficiles.
Les repas sont l’occasion de conversations qui se terminent toujours dans la bonne humeur, même si elles nous ont obligés à reconsidérer nos points de vue.

Thomas

Avez-vous une anecdote amusante à nous raconter qui est arrivée pendant cette expérience?
Nous avions, prudemment, fait comprendre à Thomas qu’il faut passablement de temps pour nouer des relations avec des Suisses, même de son âge. Sans arrogance mais avec une belle assurance, il nous avait répondu : « Pas de souci ». Quelques jours plus tard, nous avons constaté le bien-fondé de son optimisme. Il venait d’entrer dans le club athlétique de notre localité et multipliait les contacts dans son collège.

Que conseilleriez-vous à une famille qui hésite à franchir le pas?
Des difficultés et un échec sont toujours possibles mais la famille d’accueil peut compter sur l’aide et le soutien de l’AFS ou la mise en œuvre d’autres solutions. Dans les cas usuels, l’expérience est inoubliable et il faut la tenter pour savoir ce qu’elle apporte. A tous ceux qui y songent, nous disons «bonne chance et beaucoup de plaisir»!

Un dernier commentaire?
L’étudiant d’échange, à la fin de son séjour, n’est pas le même qu’il était à son arrivée. Cela vaut aussi pour la famille d’accueil, qui crée de nouveaux liens et profite d’une ouverture sur l’extérieur et sur le monde. A se demander comment il est possible de se passer de cette expérience!