Une année épicée
Dès mon arrivée à l’aéroport, je prends conscience que je ne suis plus en Europe!
Il n’y a pas de queue bien ordonnée devant les guichets et des gens dorment par terre dans les halls de l’aéroport. Dehors, je sens vite la poussière se coller à ma peau, et le bruit des moteurs et des klaxons sont omniprésents. Bienvenue en Inde!
10 mois plus tard, j’entends les cloches des moutons au lieu du bruit de la circulation, je vois une forêt de sapins au lieu des palmiers, et mon yoga quotidien est remplacé par le groupe de jeunes de la paroisse : je suis de retour chez moi, à Dornach, dans le canton de Solothurn.
Je suis assise ici, en mangeant des framboises, en repensant à mon année d’échange en Inde, et je suis vraiment reconnaissante pour les contacts que j’ai noués, pour ma deuxième famille, et pour ces framboises qui m’ont tant manquées.
Je remercie aussi AFS et la fondation Mercator, qui encouragent les rencontres interculturelles grâce à des bourses pour des programmes d’échange. D’août 2013 à mai 2014, j’ai habité chez ma famille d’accueil dans une grande ville du sud de l’Inde, à Chennai (qui s’appelait Madras auparavant). Par «grande ville», je ne veux pas dire une ville comme Bâle ou Zurich, mais une métropole de 8 millions d’habitants. Si l’on mettait tous les habitants de la Suisse dans un espace grand comme le Liechtenstein, ça serait l’équivalent de Chennai.

Les couleurs lumineuses, la circulation, les films kitsch, la pauvreté, le curry et les gourous sont plus ou moins ce qui nous vient à l’esprit quand on évoque l’Inde.
J’ai vite appris que l’Inde avait beaucoup plus à offrir que cela. Avec sa variété de cultures, de langues, de religions et de modes de vie, ce pays pourrait être à lui seul à un continent. En plus de l’anglais, j’ai entendu d’autres langues telles que le Tamil, l’Hindi ou le Gujarati. Je sais maintenant qu’en général les Indiens du sud sont plus modestes et les Indiens du nord plus passionnés. J’ai appris à connaître et à apprécier des plats du nord comme du sud. C’est exactement cette variété que j’aime en Inde. Elle me donne l’impression que l’on peut découvrir de nouvelles choses à l’infini.
J’ai eu l’occasion de découvrir beaucoup de nouvelles choses, surtout grâce aux voyages. Avec ma famille d’accueil, nous avons visité Orissa, une ville de la côte nord-est de l’Inde, une région avec des camions très décorés, des plages de sable propres, des temples hindous fascinants, beaucoup de bicyclettes et très peu de voitures.
Une semaine plus tard, j’étais avec les autres élèves d’échange dans un train sale, pour un voyage de 36 heures en direction d’Ahmedabad, dans l’Etat de Gujarat, au nord-est. A Ahmedabad, nous avons assistés à Navratri, une des plus grosses fêtes de danse, où nous nous sommes réunis avec tous les étudiants étrangers AFS d’Inde. J’ai une fois de plus pris conscience de l’hospitalité indienne dans cette charmante ville.
En hiver, ma famille d’accueil m’emmenait dans leur ville d’origine, à Gujarat. Là-bas, j’ai vu la région de Kutch avec son désert blanc, ses paysans et nomades et aussi, bien-sûr,
encore des palais et temples anciens. Ce voyage m’a particulièrement plu.
La vie quotidienne était moins spectaculaire et était rythmée par l’école, qui occupe une place très importante en Inde. Je passais beaucoup de temps avec la famille: j’avais des conversations
pendant des heures avec ma mère d’accueil en buvant du thé indien, je cuisinais avec ma sœur d’accueil et on allait chaque semaine au cinéma avec toute la famille. Cette atmosphère calme était agréable en comparaison avec la vie très agitée de la ville.
Un après-midi, j’étais assise dans la chambre pour lire et réfléchir. Après 2 ou 3 heures, ma mère d’accueil est entrée dans la pièce et m’a demandé si tout allait bien. J’ai répondu en souriant « Oui, pourquoi ? ». Elle pensait que lorsque l’on reste si longtemps seul, on est forcément triste. Ici, la sphère privée n’existe pas vraiment. La famille est plus importante que l’individu et la notion de hiérarchie est omniprésente. Chacun a un statut bien défini qui correspond à un titre et à un certain respect. C’était difficile de s’habituer aux aspects différents du système social.

En Suisse, on rencontre généralement nos amis un par un, alors qu’en Inde, on est le plus souvent en groupe. On applaudit et on papote, on bavarde un peu avec une personne, puis avec une autre. Les relations plus personnelles et les discussions plus profondes sont plus rares.
Avec AFS Inde, j’ai eu en général de bonnes expériences. Comme peu d’élèves décident de venir en Inde, la prise en
charge était plus personnelle, ce qui était très bien.
Je suis trop ponctuelle, organisée et trop «suisse» pour vivre en Inde. Mais je serais très heureuse de visiter à nouveau ce «demi-continent» avec ses beaux décors, ses innombrables palais enchantés et ses nombreux habitants si hospitaliers. Les Indiens et ma famille d’accueil sont pour toujours dans mon cœur.
Je suis revenue en Suisse avec plus de tolérance, des expériences culturelles et une valise de 35 kilos. J’ai pu remarquer que je peux m’adapter rapidement à de nouvelles situations et aux gens, et aussi que m’intégrer dans une nouvelle classe ne me posait pas de problème. En tant que bénévole AFS, j’aime beaucoup transmettre mon expérience aux élèves d’échange futurs et actuels, et aussi à ma soeur d’accueil de Hongkong.
Pour partager ma connaissance de l’Inde, j’ai organisé un après-midi de jeux pour les jeunes. Les enfants se sont amusés à apprendre sur la cuisine, les habits, et aussi la culture indienne.
Ma fascination pour l’Inde ne cessera jamais.

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